Voici quelques extraits de "lettres de motivation"
Voici quelques raisons:
Voici deux souvenirs d'anciens élèves.
À l'usage de ceux qui, comme moi, un jour se sont posé la question de démarrer la formation de l’Académie du Coaching. J'espère que ce petit témoignage (parfois avec un peu «d'humour et de tendresse»!) catalogue non exhaustif de ce qui, deux ans plus tard, reste fermement ancré en moi, les aideront.
A comme Aventure.
Pour la DRH que je suis, ma formation au coaching a été un saut dans l'inconnu. Au départ, mille et une questions avant de me décider : aurai-je le temps ? est-ce que cela m'apportera quelque chose dans mon job ? et puis (zut !) et si je faisais quelque chose pour moi, jusque parce que cela me tente. Chassez le naturel, il revient au galop : il n'a pas fallu se forcer pour transposer tous ces acquis dans la vie de l'entreprise.
B comme Bienveillance.
S'exposer, s'exercer sur des cas (les François disent taper la balle), surtout face à des gens qui ont déjà un peu plus de galons de coach que moi (je suis d'ailleurs la seule DRH) et là, la surprise totale : l'exigence est une chose (voir E) mais le respect de chacun en est une autre, tout aussi importante ; Finalement, c'est presque du méta-coaching : on est coaché à être coach. Le regard extérieur d'un groupe attentif invite à la critique positive, au sens propre.
C comme Confiance.
Curieusement, outre sa fonction initiale purement pédagogique, cette formation est devenu un lieu d'échange dans la confiance. La magie du groupe s'est opérée et, de lieu de formation, on a vu se développer un temps pour l'échange, dans un respect total de la confidentialité. Une des facettes de ce qui deviendra plus tard l'indispensable groupe de supervision.
D comme Diagnostic.
Sans diagnostic, point de salut. C'est en deux mots ce que j'en retiens. Particulièrement intéressant dans une fonction Ressources Humaines, souvent submergée par des demandes, impromptues de managers bien décidés à mettre en place la solution au problème qu'ils n'ont pas toujours complètement identifié. Encore un bon exemple de compétence acquise directement transférable.
E comme Exigence.
Cette exigence, c'est la boussole qui me permet de m'orienter aujourd'hui dans la jungle du coaching. Cette formation, si elle stimule l'intellect, exige du travail et une certaine discipline. Le contenu est dense. On se l'approprie petit à petit. Et peu, à peu, on apprend à réellement le comprendre. Aujourd'hui, il me permet de repérer le coach avec lequel je souhaite travailler et le différencier du coach touriste.
F comme Fiches.
C'est vrai, depuis la prépa, je n'avais plus fait de fiches de révision. Et là, crac ! à recommencer. Mais bon, ces définitions, ces modèles, ces grilles de lectures, c'est une des épreuves à l'examen. Pendant un an, on approfondit. Et la veille on bachote !!! Et si, c'était le fait de les écrire, ces satanées fiches, qui aidait à apprendre (encore une question héritée des classes préparatoires)
G comme Groupe de pairs.
Au départ, j'avoue avoir eu une certaine réticence. Non pas que ne veuille travailler en petits groupes avec d'autres, mais toujours cette satanée question : aurai-je le temps (ou était-ce une fausse excuse ?...). Il n'empêche : le groupe de pairs, outil indispensable d'une progression rythmée, entre deux journées de formation, a fait son travail. Echanges, interrogations, retours sur des expériences vécues, et, je l'avoue quelques dîners vraiment sympas on a même connu des soirées "inter-groupes de pairs" !
H comme Histoires.
Le conte, c'est une des composante de la formation. Non pas dans sa fonction purement récréative (et pourtant !) mais aussi dans sa fonction symbolique. Quelques incursions dans les histoires écrites par François, nous ont réellement permis d'établir des parallèles intéressants. Sans oublier les histoires de coach vécues par (l'autre !) François qui nous ramènent dans le réel.
I comme Interdépendance.
Le stade ultime du cercle de l'autonomie. Pour avoir passé toute ma carrière dans des sociétés anglo-saxonnes, avec des valeurs fortes, je ne cesse d'expérimenter ce concept. Tout doit avoir un sens dans les deux sens : la dynamique d'échanges réciproque ne s'arrête jamais. Fini le temps de la petite filiale isolée dont l'activité n'est pas jugée importante. Cette filiale peut sans doute apporter beaucoup d'idées nouvelles; c'est souvent un laboratoire d'expériences et d'excellence. A l'inverse elle n'est plus déconnectée du monde et ne peu plus prétendre à l'indépendance, ni à la dépendance. Tout est bien au-delà. Comprendre la complexité de ce phénomène (et l'accepter !) est une des clés pour gagner en sérénité.
J comme Jardin d'hiver.
Quelle belle image pour représenter ce qui s'apparente à du développement personnel. Cette formation, si elle n'a pas pour but le développement personnel, donne tout de même quelques clés sur la connaissance de soi. Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés. Et les DRH sont souvent les plus mal développée (et oui, qui s'occupe d'eux ?). Et la connaissance de soi, à mon sens, est la condition sine qua non de la réussite. En coaching et ailleurs.
K comme K7.
Ou plutôt cassette. Cette cassette c'est cette petite musique, ou cette petite voix qui se met en route de temps en temps. Vais-je être à la hauteur ? comme dit Noëlle, il faut savoir couper le magnéto. A bon escient.
L comme Livres.
Le Métier de Coach (par François D.) m'a fait découvrir le coaching. Presque un hasard. Cela a été comme une étape, étape qui m'amenée à cette formation. La bibliothèque du coach parfait (que je suis pas) regorge de livres. En revanche, quelques références solides ne font pas de mal.
M comme Méthode.
RPBD (Réel, Problème, Besoin, Demande), PPP (Permission, Protection, Puissance)... Heureusement, on ne s'arrête pas aux acronymes, ni aux concepts et outils (gestion des frontières, signes de reconnaissance, positions haute et basse, zones d'intervention, le curseur, processus parallèle et j'en passe), ni encore aux théories (changement, Théorie organisationnelle de Berne, deuil etc.) pourtant nombreux. Pas de catalogue. Ouf ! En revanche de la méthode. Ou plutôt des méthodes, charge à chacun de peaufiner la sienne.
N comme Noëlle.
Car si j'ai parlé des François, il me faut ajouter combien Noëlle apporte à la formation. Noëlle qui sait détecter chez chacun, son génie personnel (si je n'avais pas honte d'un mauvais jeu de mots, j'ajouterais : c'est Noël !). Noëlle, met des mots et donne du sens à des notions pour moi si éloignées de ces "hard skills" sur lesquelles je m'étais centrée jusqu'alors. Peu à peu, elle permet à la formation de s'ancrer chez chacun.
O comme Oxygène.
Ou même bouffée d'oxygène. Jamais au cours de mes 14 premières années professionnelles, je ne m'étais accordé ce "temps hors du temps". Portable éteint, à peine écouté aux heures des poses. Cette incroyable sensation de liberté pour quelques heures par mois. Sans compter l'énergie retrouvée après chaque session.
P comme Posture.
Ou plutôt "posture de coach". Il m'arrive souvent, même dans ma vie de tous les jours en entreprise, au cours d'un entretien, de me déplacer mentalement pour prendre cette attitude si particulière du coach et non plus de la DRH. Est-ce que je le faisais avant ? peut-être. Mais sûrement pas avec cette conscience qui me permet d'être plus efficace et de me rendre compte de la dimension particulière que prend l'entretien dans ces moments là.
Q comme Qu'est-ce qui se passe ?
Cette question peut paraître simple ou même un peu saugrenue. Et pourtant il m'est difficile de me souvenir de la formation sans avoir présent à mon esprit l'image d'un François D. qui nous ramène à cette question toute simple mais si importante en préalable à toute étude de cas. Parce qu'au fond, cette question, loin des grilles et des modèles au travers desquels on se prépare à " faire passer" tous les (malheureux ou non) personnages du cas, nous ramène à la réalité. Charge à nous de la décortiquer ensuite.
R comme Respect.
D'abord le respect pour la qualité de l'enseignement et pour l'expérience et la compétence du trio qui le dispense. Mais respect également pour la qualité des autres participants. S'embarquer sur ce bateau pour une année, c'est prendre le pari d'apprendre aussi des autres. C'est aussi apprendre à changer son cadre de référence, ne serait-ce que pour explorer une situation ou discuter d'un cas.
S comme Solitude.
Le coaching est une réponse possible à la solitude du dirigeant. Cette proposition n'est pas une axiome de l'enseignement dispensé par l'Académie. C'est simplement ma vision du coaching, celle que j'ai développée en ajoutant ma "sauce personnelle" à ce que j'y ai appris. Elle en vaut une autre et, en toute humilité, je suis sûre qu'il en existe d'autres beaucoup plus intelligentes. Néanmoins, et c'est un des grands points forts de cette année, nous avons tous été encouragés à développer notre propre vision du coaching. Celle qui nous ressemble. Et si cette vision est fortement ancrée dans un tronc commun, elle n'en demeure pas mois unique.
T comme Travail.
Qu'on se le dise, cette formation demande du travail. Travail sur soi, travail en groupe, travail individuel. C'est un apprentissage permanent (ne réveillez pas le coach, il travaille !). Mais c'est un travail choisi, modulable, motivant. Bref, une source d'énergie pour ceux qui aiment apprendre.
U comme Utile.
Utile parce que transposable. Utile parce que malléable. Utile parce qu'elle donne et qu'elle a du sens. Oui, cette formation m'a été utile.
V comme Valider.
Ou apprendre à vérifier ses intuitions. Ne pas se laisser embarquer avant d'y aller. Sans validation, on ne sait pas où on va et on arrive ailleurs . Après la validation, on choisit un chemin ou une stratégie. Et régulièrement, on valide à nouveau. A chaque étape. Cette discipline intellectuelle est indispensable. En coaching comme ailleurs.
W comme Why ? What ? Who ? When ?
Des questions si fondamentales, si intuitives, qu'on oublie souvent de les poser. Et si cette formation contribuait à mettre en musique des intuitions ? C'est souvent vers des solutions sophistiquées que l'on se tourne avant tout. Mais parfois, une question suffit pour débloquer une situation, cette situation dont on doit avoir l'intelligence.
X comme Xylophone.
Un Xylophone géant. La formation m'a donné une multitude de notes sur lesquelles jouer (concepts, théories et principes). Quelques entraînements sur des airs connus ou non (études de cas et exercices de simulation). Elle m'a permis de réviser mon solfège (les pré requis sont tels qu'on arrive tout de même avec quelques bases solides). Et, un jour, la 'certif' : j'ai reçu mes baguettes. En avant la musique !
Y comme Y-a-qu'à.
Bonne nouvelle, "Yaka" c'est exactement le contraire du coaching ! un miroir, une exploration, un questionnement, soit. Un contrat pour arriver à un résultat, sûrement. Mais Yaka, NON ! En une phrase : le coaching propose un cadre de référence, une exploration dans un but exprimé (savoir l'exprimer, c'est déjà une partie du travail). Savoir dominer son envie de faire "à la place de". Ou d'imposer une direction.
Z comme Zut...
Je sèche. Rien ne me vient avec Z . Ze End? c'est limite, d'accord. Alors, j'assume le degré Zéro de l'écriture. Pour le reste, j'espère avoir pu partager un peu de mon expérience. Bon vent !
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| 15 Mai 2008 |
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